Théodore Hertzl et le Sionisme

 Posted by Webmaster at 19 h 11 min  Dossiers
août 182010
 


Theodor Herzl

Theodor Herzl


Je pense qu’il est important de définir le  sionisme, car avec tous les mensonges qui circulent à son égard, peu de gens  savent vraiment ce qu’est le sionisme en réalité.

Yoav Rheims


Définition rapide

Dérivé de Sion (en Hébreu, ציון), le nom d’une colline de Jérusalem, le sionisme  est un mouvement politique qui affirme le droit à l’existence d’un État juif. Il  s’est développé pendant la deuxième moitié du XIXe siècle, notamment parmi les  Juifs d’Europe centrale et d’Europe de l’est sous la pression des pogromes et de  l’antisémitisme chronique de ces régions, mais aussi en Europe occidentale,  suite au choc causé par l’affaire Dreyfus.

Pourquoi en Israël ?

Raison politique : Terre où naquit le peuple juif qui y construit un royaume  (roi David, roi Salomon, roi Saul, etc…) bien avant la naissance de JC. Les  juif furent expulsé violemment et définitivement (ce n’était pas la première  fois, mais avant ils y étaient retournés) de leur terre au premier siècle après  JC, par les romains. Depuis, le peuple juif a toujours exprimé le souhait de  souveraineté sur la terre d’Israël, jusqu’en 1948.

Raison religieuse

C’est la terre promis par Dieu au peuple juif (notion de « terre promise »).

Le « père » du sionisme

Je n’aime pas trop cette appellation de « père » du sionisme, pour Théodore Herzl,  car je considère que chaque juif est père du sionisme car chaque juif a au fond  de lui combattu l’antisémitisme et espérer revenir en Israël. Mais il est vrai  que c’est Théodore Herzl, qui a en quelque sorte renforcé le sionisme et a fait  prendre conscience aux autres (non juif) le sionisme.

Théodore Herzl est né dans le quartier de Pest de Budapest, capitale de la  Hongrie caractérisée par son cosmopolitisme extrêmement diversifié. La ville  abrite une population juive nombreuse, qui représente 25 % de ses habitants.  Aussi certains nommaient-ils la ville « Judapest ».

Théodore Herzl (ou Twador en hongrois, Wolf Théodore en allemand) grandit dans  une famille bourgeoise, pratiquant un judaïsme que l’on pourrait qualifier de  progressiste. Son père, issu de l’immigration de la partie orientale de l’empire  austro-hongrois, se définit lui-même comme réformiste et demeure un partisan de  l’assimilation des juifs au sein de la terre d’accueil.
Juriste de formation, Herzl séjourne à Paris de 1891 à 1896 comme correspondant  du journal autrichien de Vienne, la Neue Freie Presse.
A l’origine, Herzl penchait pour l’assimilation et croyait que l’antisémitisme  disparaitrait si les juifs se fondaient dans les cultures nationales. Mais des  pogromes eurent lieu en Europe de l’est, surtout en Russie.

L’affaire Dreyfus, qui éclata en France en 1894, lui ôta toutes ses illusions.  Ce qui le frappa douloureusement fut de voir l’antisémitisme s’insinuer dans une  nation généreuse comme la France, dont l’esprit l’avait conquis. Cette affaire  convainquit Herzl que les juifs ne seraient jamais pleinement reconnus en tant  que citoyens européens. Il ne connaissait guère le judaïsme ; il se pencha sur  l’histoire du peuple juif.

Il rédigea en 1896 son livre le plus célèbre Der Judenstaat. Herzl y pose la  question de l’État juif comme une question mondiale, devant intéresser toutes  ces puissances : « Il faudrait aux juifs un État, dans un pays dont ils auraient  la souveraineté. Il suffirait aux nations d’accorder aux masses juives  malheureuses un petit coin de terre, que le judaïsme aurait la charge  d’organiser et de faire prospérer ». Selon lui  » le sionisme a pour but de créer,  pour le peuple juif en Palestine, un foyer garanti par le droit public ».

Herzl affirme la nécessité pour le peuple juif dispersé de fonder une nation  autonome. Les juifs sont un peuple dans une situation que Herzl ressent comme  anormale : ils n’ont ni territoire ni langue commune.

En 1897, Herzl réunit à Bâle le premier congrès sioniste. Les assises de  l’Organisation Sioniste Mondiale sont établies et il la présidera jusqu’à sa  mort, en 1904.

« SI VOUS LE VOULEZ, CE NE SERA PAS QUUNE LÉGENDE »,  Théodore Herzl

Après 2000 ans d’exil, d’antisémitisme mondiale (pogrome, inquisition, nazi,  dhimi etc…), et après ce que l’on appelle la Shoah(catastrophe en hébreux),  qui reste a ce jour le plus grand massacre de tout les temps, la jeune ONU,  prend conscience de la gravité de 2000 ans d’Histoire, de mensonge, de massacre,  de racisme et d’humiliation, et redonne au juif leur terre de toujours.

En 1948, un certain David Ben Gourion, un beau jour de juillet, dans un  bâtiment à Tel Aviv, proclame l’indépendance de l’État d’Israël, pays des juifs.  Israël renait.


 Leave a Reply

(requis)

(requis)

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

   

© 2006-2011 Webkef.com Suffusion theme by Sayontan Sinha