Je pense qu’il est important de définir le sionisme, car avec tous les mensonges qui circulent à son égard, peu de gens savent vraiment ce qu’est le sionisme en réalité.
Yoav Rheims
Définition rapide
Dérivé de Sion (en Hébreu, ציון), le nom d’une colline de Jérusalem, le sionisme est un mouvement politique qui affirme le droit à l’existence d’un État juif. Il s’est développé pendant la deuxième moitié du XIXe siècle, notamment parmi les Juifs d’Europe centrale et d’Europe de l’est sous la pression des pogromes et de l’antisémitisme chronique de ces régions, mais aussi en Europe occidentale, suite au choc causé par l’affaire Dreyfus.
Pourquoi en Israël ?
Raison politique : Terre où naquit le peuple juif qui y construit un royaume (roi David, roi Salomon, roi Saul, etc…) bien avant la naissance de JC. Les juif furent expulsé violemment et définitivement (ce n’était pas la première fois, mais avant ils y étaient retournés) de leur terre au premier siècle après JC, par les romains. Depuis, le peuple juif a toujours exprimé le souhait de souveraineté sur la terre d’Israël, jusqu’en 1948.
Raison religieuse
C’est la terre promis par Dieu au peuple juif (notion de « terre promise »).
Le « père » du sionisme
Je n’aime pas trop cette appellation de « père » du sionisme, pour Théodore Herzl, car je considère que chaque juif est père du sionisme car chaque juif a au fond de lui combattu l’antisémitisme et espérer revenir en Israël. Mais il est vrai que c’est Théodore Herzl, qui a en quelque sorte renforcé le sionisme et a fait prendre conscience aux autres (non juif) le sionisme.
Théodore Herzl est né dans le quartier de Pest de Budapest, capitale de la Hongrie caractérisée par son cosmopolitisme extrêmement diversifié. La ville abrite une population juive nombreuse, qui représente 25 % de ses habitants. Aussi certains nommaient-ils la ville « Judapest ».
Théodore Herzl (ou Twador en hongrois, Wolf Théodore en allemand) grandit dans une famille bourgeoise, pratiquant un judaïsme que l’on pourrait qualifier de progressiste. Son père, issu de l’immigration de la partie orientale de l’empire austro-hongrois, se définit lui-même comme réformiste et demeure un partisan de l’assimilation des juifs au sein de la terre d’accueil.
Juriste de formation, Herzl séjourne à Paris de 1891 à 1896 comme correspondant du journal autrichien de Vienne, la Neue Freie Presse.
A l’origine, Herzl penchait pour l’assimilation et croyait que l’antisémitisme disparaitrait si les juifs se fondaient dans les cultures nationales. Mais des pogromes eurent lieu en Europe de l’est, surtout en Russie.
L’affaire Dreyfus, qui éclata en France en 1894, lui ôta toutes ses illusions. Ce qui le frappa douloureusement fut de voir l’antisémitisme s’insinuer dans une nation généreuse comme la France, dont l’esprit l’avait conquis. Cette affaire convainquit Herzl que les juifs ne seraient jamais pleinement reconnus en tant que citoyens européens. Il ne connaissait guère le judaïsme ; il se pencha sur l’histoire du peuple juif.
Il rédigea en 1896 son livre le plus célèbre Der Judenstaat. Herzl y pose la question de l’État juif comme une question mondiale, devant intéresser toutes ces puissances : « Il faudrait aux juifs un État, dans un pays dont ils auraient la souveraineté. Il suffirait aux nations d’accorder aux masses juives malheureuses un petit coin de terre, que le judaïsme aurait la charge d’organiser et de faire prospérer ». Selon lui » le sionisme a pour but de créer, pour le peuple juif en Palestine, un foyer garanti par le droit public ».
Herzl affirme la nécessité pour le peuple juif dispersé de fonder une nation autonome. Les juifs sont un peuple dans une situation que Herzl ressent comme anormale : ils n’ont ni territoire ni langue commune.
En 1897, Herzl réunit à Bâle le premier congrès sioniste. Les assises de l’Organisation Sioniste Mondiale sont établies et il la présidera jusqu’à sa mort, en 1904.
« SI VOUS LE VOULEZ, CE NE SERA PAS QU‘UNE LÉGENDE », Théodore Herzl
Après 2000 ans d’exil, d’antisémitisme mondiale (pogrome, inquisition, nazi, dhimi etc…), et après ce que l’on appelle la Shoah(catastrophe en hébreux), qui reste a ce jour le plus grand massacre de tout les temps, la jeune ONU, prend conscience de la gravité de 2000 ans d’Histoire, de mensonge, de massacre, de racisme et d’humiliation, et redonne au juif leur terre de toujours.
En 1948, un certain David Ben Gourion, un beau jour de juillet, dans un bâtiment à Tel Aviv, proclame l’indépendance de l’État d’Israël, pays des juifs. Israël renait.

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