La gauche
Le parti travailliste : Fondé en 1930 par David Ben Gourion et Golda Meir, il dirigea le Yichouv ( communauté juive en Palestine ) puis l’Etat d’Israël jusqu’aux élections de 1977, remportées par
le Likoud. Parti réformiste et partisan de l’alliance avec la Grande Bretagne. De 1977 à 1922, la remontée de la gauche est longue, mais en 1992 elle l’emporte avec l’appui du Meretz, le parti laïque pacifiste. Il possède 23 sièges à la Knesset. Ses figures importantes sont ou étaient David Ben Gourion, Golda Meir, Yitzhak Rabin et Shimon Pérès. Son leader actuel est Avraham Burg, président de la Knesset.
Le parti du centre : A l’origine créé par plusieurs politiciens déçus par la politique israélienne, son objectif déclaré était la relance du processus de paix et surmonter les conflits qui déchirent la société israélienne. Mais suite à des scandales politiques et au départ de plusieurs de ses membres ( dont Dalia Rabin Philosof ), le parti a effectué un virage à droite. Il compte aujourd’hui 5 sièges au Parlement.
Le Shinoui (changement) : Nouveau parti laïque créé par le journaliste Tommy Lapid qui compte 6 députés.
Le parti communiste : Créé en 1992, le parti communiste israélien est le seul parti à rassembler des Juifs et des Arabes. Antisioniste, partisan dès l’origine d’un Etat palestinien, il anime le Front démocratique pour la paix et l’égalité (Hadash). La plupart de ses électeurs sont des Arabes israéliens. Le parti du Front est représenté par 3 députés à la Knesset.
L‘Alliance du parti arabe démocratique et du mouvement islamiste : Elle comprend 5 députés.
Am Ehad (Un peuple) : Parti syndicaliste qui détient 2 sièges.
Balad : Parti des Arabes progressistes qui possède 2 sièges à la Knesset.
La nouvelle voie : Un seul député le représente à la Knesset ; Dalia Rabin Philosof, transfuge du parti du centre et fille de l’ancien premier ministre.
La droite
Le Likoud (rassemblement) : Coalition qui regroupe depuis 1973 les deux composantes de la droite israélienne : le courant sioniste révisionniste incarné par Menahem Begin et le courant libéral. Cette coalition a été initiée sous l’initiative du général/boucher Ariel Sharon. Elle a ensuite « accueilli » le parti d’extrême droite Tsomet et des partis religieux ultra-orthodoxes ashkénazes et
sépharades. Le parti dont l’actuel leader est Mister Sharon détient 19 députés à la Knesset. Le parti doit tenir compte des exigences de tous les partisans d’une ligne dure dans la politique israélienne : les religieux, les nationalistes, les colons et les immigrés. Tous ceux pour lesquels la politique de la force est le seul moyen de survivre. Pour ceux qui ne reculent devant aucun argument. Pour Ariel Sharon, il ne peut être question de céder un pouce de territoire lors des négociations avec les palestiniens. Jérusalem doit rester la propriété des Juifs. Terre promise aux Juifs dans la Bible. Une position difficile à concilier avec le processus de paix.
Israël Be Aliya : Parti russophone qui comprend 4 députés et qui est dirigé par Nathan Chtcharansky.
Israël Beitenou (Notre maison Israël) : Parti russophone mené par Avidgor Lieberman et qui détient 4 sièges à la Knesset. Ce cher monsieur Liberman a eu des propos assez chauds envers le Liban, l’Egypte et l’Iran. Avec les Palestiniens, il n’est pas très sympa non plus : » Tout cela frise la folie furieuse. A un moment où les Palestiniens sont unis, nous sommes nous même divisés et nous montrons ainsi notre faiblesse aux autres. Les gens d’Arafat ont tiré aujourd’hui sur des écoles, ils ont posé des bombes dans la rue. Des bombes qui touchent des soldats et des civils. Et le même jour, des députés israéliens se rendent à une réunion avec Arafat. On se croierait revenu à l’époque de Pompéi ! Au lieu de construire un rempart de protection à Gilo, nous aurions dû prendre le village de Beit Jala de force. Cela aurait mis un terme à ces fusillades « .
Gesher : Parti de centre droit dirigé par David Lévy et qui comprend 3 députés.
L‘extrême droite
Le refus des accords de Camp David et la crise économique et sociale ont nourri une extrême droite de plus en plus active à partir de la fin des années 70. Elle est partisane de l’idée du « Grand Israël » ( Israël + territoires palestiniens + Golan syrien ) et de l’expulsion de tous les Arabes sur cette terre.
Union Nationale : Coalition des mouvements Tehiya (Renaissance) et Moledet (Patrie) qui a obtenu 3 sièges à la Knesset. Son chef est le ministre actuel du tourisme, Revaham Zeevi qui est assez raciste comme quand même !
Les partis religieux
En Israël, la loi religieuse s’impose à chaque citoyen israélien dans sa vie quotidienne : les rabbins décident de l’octroi de la nationalité, du mariage, du divorce ou du contenu de l’enseignement. Les institutions religieuses sont subventionnées et les élèves des écoles rabinniques sont exempts du service militaire.
Le Shaas : En 14 ans, le parti est devenu le troisième du pays avec 17 députès à la Knesset. Né du refus des rabbins séfarades de jouer les seconds rôles dans les institutions ashkénazes, il a étendu son influence aux Juifs orientaux, dont il exploite le mécontentement social. Le parti rassemble les ultra-orthodoxes orientaux, notamment d’origine marocaine. Son chef politique est Eli Yishaï.
Comparé aux standards occidentaux, le Shaas est un parti profondément antidémocratique, dirigé
par un dignitaire religieux, le rabbin Yossef Ovadia. Assisté de trois autres rabbins, il est pourtant seul juge pour décider des choix religieux ou laïques du parti. Ses adeptes lui vouent un culte sans borne. Yossef Ovadia est ainsi l’un des hommes les plus puissants d’Israël. Il peut s’appuyer sur un mouvement dont le fanatisme religieux ne laisse guère de place aux réflexions de la société laïque. Lors d’un sermont, Ovadia a expliqué que les 6 millions de victimes juives de l’Holocauste étaient les âmes réincarnées de pécheurs qui avaient ainsi expier leurs fautes. Lors de son prêche de la Pâque juive, il a proposé une méthode radicale pour en finir avec l’Intifada et les Palestiniens. » Il faut, a-t-il dit, depuis la chaire de sa synagogue de Jérusalem, anéantir les Arabes. Il ne faut pas avoir pitié d’eux, il faut leur tirer dessus avec des super missiles, les anéantir, ces méchants, ces maudits. «
Les écoles talmudiques représentent une arme offensive de choix pour le parti Shaas. Ce dernier exige du gouvernement des contributions substantielles au financement de ce système d’enseignement. C’est dans ses propres écoles que le parti religieux veut assurer le pérennité de ses convictions idéologiques et religieuses. Des convictions basées le plus souvent sur des critères d’appartenance ethnique. Pour les Israéliens laïques et modérés, l’enseignement des écoles talmudiques remet en question les principes de la démocratie parlementaire et de l’Etat de droit. Ils voient dans cet enseignement des préparatifs pour la mise en place d’une dictature religieuse. Ici, les élèves sont les électeurs du Shaas de demain.
Judaïsme unifié de la Torah : Coalition qui se compose de deux mouvements d’origine ashkénaze : le parti ultra-orthodoxe Agoudat Israël et le parti Deguel Hatorah. Ces deuxe partis, comme le Shaas, ne prennent de décision qu’après consultation de leurs rabbins respectifs. La coalition possède 5 sièges à la Knesset.
Le Parti National Religieux : Parti de tendance sioniste et partisan de la colonisation juive et de l’annexion des territoires palestiniens. Ces électeurs sont en majorité les colons dans les territoires occupés. Il est représenté par 5 députés à la Knesset.
Bloc de la foi (Gush Emounim) : Ce mouvement de colons extrémistes se veut l’héritier du rabbin Yehouda Kook, qui, le premier, combina messianisme et nationalisme. Ses jeunes adhérents se forment dans les écoles religieuses (yeshivot) particulières, où ils apprennent non seulement les livres saints, mais aussi le maniement des armes. Le parti n’est pas représenté à la Knesset.
Sources : Le Cahier Proche Orient du Monde diplomatique



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